Interviews


Les Interviews du mois

Pour la première fois, nous interrogeons un groupe de stagiaires de bf.bureau et services sur leurs usages de la vidéo en formation. Leur formatrice en Néerlandais, Sara Vanhuyse, innove régulièrement à travers différentes situations en mettant la vidéo au cœur des activités pédagogiques :

Carine Schrye, gestionnaire pédagogique à Bruxelles Formation, se livre sur son usage du numérique en témoignant de l'approche qu'elle a de ces outils. Elle souligne les craintes ou les difficultés que peuvent avoir parfois des utilisateurs dans la formation ou les entreprises quant à l'usage des nouvelles technologies.


Cette fois-ci, c'est Daniel Delainte, Formateur à bf.industrie, qui a eu l'amabilité de répondre à nos questions dans cette rencontre de 9 minutes.

On y apprend que la volonté de diversifier ses activités et leur donner un sens peut fondamentalement changer la formation.

C'est avec un grand plaisir que nous avons échangé avec Bernadette Jeugmans sur la pédagogie active, les changements de posture chez le formateur, la motivation des apprenants...

Pas de générique pour cette vidéo car nous sommes en train de mettre en place une charte vidéo afin d'uniformiser toutes les productions vidéos pédagogiques de Bruxelles Formation.

La transition numérique vue par Jean Rousseau

BF-TICE démarre une série d’articles sur des retours d’expériences du personnel de Bruxelles Formation. Ces témoignages portent sur l’apport du numérique dans un contexte pédagogique. Le premier témoignage est celui de Jean Rousseau, Conseiller pédagogique à Bruxelles Formation depuis 15 ans dans l'équipe de développement des produits.

En plus de ton poste de Conseiller pédagogique à Bruxelles Formation, tu es enseignant. Qu'enseignes-tu et quel est ton public ?

J’enseigne la créativité numérique en Haute Ecole à des bacheliers et des masters.

Quelles innovations pédagogiques mets-tu en place ?

Les innovations pédagogiques mises en place mettent autant l’accent sur les démarches que sur les outils. Une des démarches que j’ai expérimentées est la classe inversée.

Sur les outils en tant que tels, j’utilise le TBI ou la prise de vue de photos ou de vidéos avec un smartphone. Je teste aussi des choses plus exotiques comme le pliage de papier origami.

Pour Bruxelles Formation on est en train de créer un jeu pour une section couverture avec le formateur et un collègue

Quelles sont les valeurs ajoutées pour tes apprenants ?

Les bénéfices attendus et observés sont parfois différents. Généralement, les bénéfices observés sont plus importants que ceux attendus. Pour les bénéfices attendus, c'est une plus grande collaboration entre les apprenants. Celle-ci les oblige à être efficace non seulement de manière individuelle mais aussi de manière collective. Le travail d'équipe est donc important. Ce que l’on n’attendait pas comme un pacte et qu'on appelle des bénéfices collatéraux, c'est qu'il y a un plus grand épanouissement des personnes et surtout une plus grande aisance de communication grâce à l'utilisation des outils TICE !

Dans l'éducation, de manière générale et à Bruxelles Formation en particulier, comment vois-tu la transition numérique ?

Dans un premier temps, la transition numérique passe d'abord par l'usage d’outils par les formateurs. Par expérience, “si je suis à l'aise avec une prise de vue avec mon smartphone dans le privé, j’aurais moins de difficultés à le transférer dans un applicatif de formation”. Et donc pour moi, la transition numérique se fait d'abord par l'acquisition de compétences par un usage personnel. Par la suite, le formateur à l’aise avec ces outils pourra transposer cette compétence dans sa pédagogie. Enfin, un dernier élément me semble tout aussi important, c'est la notion de plaisir. Le plaisir à faire des choses et à bien les faire. “Si un formateur prend du plaisir à réaliser un diaporama avec des photos réussies, ça va le doper pour l'exercice suivant”. On est donc dans une dynamique de cercle vertueux où le plaisir à faire des choses, à les faire correctement améliore la pratique.

Tu as travaillé avec certains Pôle de BF sur des thématiques bien précises, la vidéo en pédagogie, le jeu... peux-tu nous en faire un petit retour d'expériences ?

Le retour d'expérience est délicat et pluriel. Au niveau de l'usager, et plus précisément le “Formateur/Usager” d'un outil particulier comme la réalisation de capsules vidéos, on est sur du positif, c'est-à-dire que le formateur qui au départ appréhendait la difficulté technique, est très vite rentré dans le bain après quelques essais. On est donc dans une dynamique dans laquelle on ne doit plus pousser le formateur pour faire les choses, Il est autonome. La difficulté parfois, c'est que l'organisation des formations demande beaucoup de temps. Il faut alors allier le temps de développement et le bénéfice d'utilisation.

Enfin pour finir, si tu devais donner un conseil à nos collègues pour réussir leur transition numérique, ce serait....

Je l'ai déjà dit mais c'est faire les choses qu'on a envie de réaliser, éprouver du plaisir. Si on a plaisir à faire les choses, on les fera sans effort et correctement. Je pense que la notion de plaisir c'est bon pour soi et c'est aussi bon pour les autres parce que ça se communique. Quand vous êtes enthousiaste à faire quelque chose votre enthousiasme porte les autres à le faire aussi.

Anne-Françoise Chapelle, formatrice à bf.tremplin, est interviewée par Aïcha Mezrag. Elles évoquent l'expérience de la mise en place d'une formation elearning.

Merci à Cédric Jouteux, formateur à bf.construction pour avoir bien voulu répondre à nos questions :

Monique Delmas, formatrice à Bruxelles Formation Bureau et Services, a accepté de répondre à nos questions au sujet de ses pratiques pédagogiques. Dans cette interview de 10 minutes, nous l'interrogeons sur sa façon d'appréhender ces nouveaux outils, ses productions, l'accueil des stagiaires...